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30.05.2007

Donner une majorité à la France pour qu’elle puisse avancer

Nicolas SARKOZY
Président de la République  


Réunion républicaine
Le Havre – mardi 29 mai 2007

Seul le prononcé fait foi



C’est à vous tous, Françaises, Français, que je m’adresse ce soir.
C’est la première fois depuis que vous m’avez élu Président de la République. J’ai voulu vous parler directement. J’ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l’effort et du travail. Cette ville qui s’est relevée, qui s’est reconstruite, par le courage et par l’énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.

Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.

Françaises, Français, je voudrais vous dire l’émotion qui a été la mienne d’avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d’un Hongrois et le petit-fils d’un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.

Au moment de mon investiture, je n’ai pas éprouvé cette joie qu’on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d’une vie. A cet instant si solennel j’ai d’abord ressenti de la gravité devant l’immensité de la tâche à accomplir. J’ai mesuré la responsabilité si lourde qui m’incombe désormais.

Je n’ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d’un parti ou d’un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin, qui se disait que tout n’était pas fini, comme la victoire d’un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c’est toute la France qui a voté. Elle l’a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n’ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus, je les accomplirai. Parce que c’est le mandat que j’ai reçu. Parce que la France en a besoin. Parce qu’elle a déjà trop attendu. Parce que dans un monde qui change, l’immobilisme est suicidaire. Parce que dans l’économie de l’innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d’autre issue que le déclin.
Ce que j’ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France........

 

le discours complet 

21.05.2007

J + 13, Après les Présidentielles, les législatives

Notre Président est donc maintenant officiellement élu et installé dans ses fonctions et avec son dynamisme habituel il fonce dans la gestion de la France coupant l'herbe sous les pieds de ceux qui se sont ingéniés à le présenter comme un dangereux excité qu'il fallait éviter à tout prix pour la sauvegarde des libertés publiques!

Or dans les faits nous assistons à quoi? A la constitution d'un gouvernement comprenant des personnalités de gauche à des postes de ministres et pas des moindres; par ailleurs avec Rachida Dati à la Justice, autant de symboles qui dénotent une hauteur de vue et un esprit d'ouverture à l'opposé du sectarisme de certains, et la mise en oeuvre d'un gouvernement rassemblant les personnalités les plus compétentes dans leur domaine .

Combien je me félicite donc aujourd'hui d'avoir, durant la campagne, écrit un article intitulé:« Sarko, au coeur de la raison et la raison du coeur »

Notre Président me conforte tous les jours dans l'idée que non seulement je ne m'étais pas trompé sur l'Homme, mais de plus je reste convaincu qu'il sera un grand Président pour la France .

« Ludi 34 » m'interroge donc pour connaître ma position sur les législatives; Je l'ai déjà écrit, la sagesse en politique veut qu'on ne réponde qu'aux questions qui se posent plutôt que de se lancer dans des spéculations inutiles et hasardeuses qui sont toujours démenties par les faits . Maintenant que les candidats sont connus officiellement, ma réponse est donc simple et franche . Bien sûr je n'ignore pas les reproches que certains ont adressés à Jean-Pierre Grand pour, en son temps, son manque d'enthousiasme à l'égard de la candidature de Nicolas Sarkozy et ses choix différents du nôtre . Beaucoup n'ont pas manqué comme moi de lui dire que nous ne partagions pas son point de vue, ceci étant, pendant la campagne il a soutenu notre candidat, il a l'investiture de la majorité présidentielle, c'est un homme de terrain compétent et actif et au-delà des considérations sur ses prises de position antérieures, nous devons maintenant impérativement donner à notre Président les moyens de pouvoir gouverner. Abandonnant donc les états d'âme que pourrait me dicter mon coeur, je suivrai ma raison et je voterai pour le candidat de la majorité présidentielle évitant ainsi de me laisser griser par l'euphorie des sondages . Une élection n'est jamais gagnée d'avance!

 

JP Mans

19.05.2007

Composition du gouvernement de François Fillon

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Composition du gouvernement dirigé par François Fillon, annoncée vendredi matin par Claude Guéant et qui compte quinze ministres dont huit hommes et sept femmes.

Il compte également quatre secrétaires d'Etat et un haut commissaire.

- Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables

- Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi

- Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

- Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement

- Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice

- Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité

- Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale

- Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

- Hervé Morin, ministre de la Défense

- Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports

- Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville

- Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche

- Christine Albanel, ministre de la Culture et de la communication, porte-parole du gouvernement

- Eric Woerth ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

- Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

- Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques

- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, chargé des Transports

- Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des affaires européennes

- Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

18.05.2007

Première Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République

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Mesdames et Messieurs,

En ce jour où je prends officiellement mes fonctions de Président de la République française, je pense à la France, ce vieux pays qui a traversé tant d'épreuves et qui s'est toujours relevé, qui a toujours parlé pour tous les hommes et que j'ai désormais la lourde tâche de représenter aux yeux du monde.

Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m'ont précédé.
Je pense au Général De Gaulle qui sauva deux fois la République, qui rendit à la France sa souveraineté et à l'Etat sa dignité et son autorité.
Je pense à Georges Pompidou et à Valéry Giscard d'Estaing qui, chacun à leur manière, firent tant pour que la France entrât de plain-pied dans la modernité.
Je pense à François Mitterrand, qui sut préserver les institutions et incarner l'alternance politique à un moment où elle devenait nécessaire pour que la République soit à tous les Français.
Je pense à Jacques Chirac, qui pendant douze ans a œuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France. Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l'imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d'entre eux envers les générations à venir.

Mais en cet instant si solennel, ma pensée va d'abord au peuple français qui est un grand peuple, qui a une grande histoire et qui s'est levé pour dire sa foi en la démocratie, pour dire qu'il ne voulait plus subir. Je pense au peuple français qui a toujours su surmonter les épreuves avec courage et trouver en lui la force de transformer le monde.
Je pense avec émotion à cette attente, à cette espérance, à ce besoin de croire à un avenir meilleur qui se sont exprimés si fortement durant la campagne qui vient de s'achever.
Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir.
Exigence de rassembler les Français parce que la France n'est forte que lorsqu'elle est unie et qu'aujourd'hui elle a besoin d'être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.
Exigence de respecter la parole donnée et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile. Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n'a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n'a été aussi fort.
Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.
Exigence de tolérance et d'ouverture parce que jamais l'intolérance et le sectarisme n'ont été aussi destructeurs, parce que jamais il n'a été aussi nécessaire que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté mettent en commun leurs talents, leurs intelligences, leurs idées pour imaginer l'avenir.
Exigence de changement parce que jamais l'immobilisme n'a été aussi dangereux pour la France que dans ce monde en pleine mutation où chacun s'efforce de changer plus vite que les autres, où tout retard peut être fatal et devient vite irrattrapable.
Exigence de sécurité et de protection parce qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la peur de l'avenir et contre ce sentiment de vulnérabilité qui découragent l'initiative et la prise de risque.
Exigence d'ordre et d'autorité parce nous avons trop cédé au désordre et à la violence, qui sont d'abord préjudiciables aux plus vulnérables et aux plus humbles.
Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s'améliore jamais, parce que les Français en ont assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français en ont assez des sacrifices qu'on leur impose sans aucun résultat.
Exigence de justice parce que depuis bien longtemps autant de Français n'ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d'injustice, ni le sentiment que les sacrifices n'étaient pas équitablement répartis, ni que les droits n'étaient pas égaux pour tous.
Exigence de rompre avec les comportements du passé, les habitudes de pensée et le conformisme intellectuel parce que jamais les problèmes à résoudre n'ont été aussi inédits.

Le peuple m'a confié un mandat. Je le remplirai. Je le remplirai scrupuleusement, avec la volonté d'être digne de la confiance que m'ont manifesté les Français.
Je défendrai l'indépendance et l'identité de la France.
Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité.
Je m'efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.
Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l'union de la Méditerranée et pour le développement de l'Afrique.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde.

La tâche sera difficile et elle devra s'inscrire dans la durée.
Chacun d'entre vous à la place qui est la sienne dans l'Etat et chaque citoyen à celle qui est la sienne dans la société ont vocation à y contribuer.
Je veux dire ma conviction qu'au service de la France il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l'intérêt général.
A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et que je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d'oublier leur histoire. A eux de décider, en leur âme et conscience d'hommes libres, comment ils veulent servir la France.

Le 6 mai il n'y a eu qu'une seule victoire, celle de la France qui ne veut pas mourir, qui veut l'ordre mais qui veut aussi le mouvement, qui veut le progrès mais qui veut la fraternité, qui veut l'efficacité mais qui veut la justice, qui veut l'identité mais qui veut l'ouverture.
Le 6 mai il n'y a eu qu'un seul vainqueur, le peuple français qui ne veut pas renoncer, qui ne veut pas se laisser enfermer dans l'immobilisme et dans le conservatisme, qui ne veut plus que l'on décide à sa place, que l'on pense à sa place.
Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre, à ce peuple qui ne veut pas renoncer, qui méritent notre amour et notre respect, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir.


Vive la République !
Vive la France !

17.05.2007

Maintenant je me dois à la France

medium_maintenant_je_me_dois_a_la_france_s.jpg« Au moment où je viens d’être élu président de la République et à la veille de prendre mes fonctions je ne puis demeurer à votre tête » a déclaré avec une grande émotion Nicolas Sarkozy devant les membres du Conseil national. Le président élu a appelé l’UMP à « rassembler les Français le plus largement possible » et à impulser « un élan populaire si puissant qu’il permettra de balayer tous les conservatismes, tous les corporatismes » pour « changer la France en profondeur » .

 

le discours complet au format pdf